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Les résultats historiques et les nouveaux défis

Year:1988 Issue:1

Column: CHINE

Author: Zheng Bijian

Release Date:1988-01-20

Page: 13-15

Full Text:  

ZHAO ZIYANG: «La situation nous oblige à relever un grand défi.»

Dans son rapport de travail présenté à l'occasion du XIIIe congrès du Parti communiste chinois, tenu des derniers jours d'octobre aux premiers jours de novembre 1987, Zhao Ziyang a fait sans détour deux observations: premièrement, il a affirmé que les neuf ans écoulés depuis la troisième session plénière du Comité central issu du XIe congrès ont vu le Parti communiste chinois «entrer dans une nouvelle phase de son histoire»; deuxièmement, il a indique d'une façon pertinente que «la situation nous oblige à relever un grand défi».

Ces remarques ont une signification très profonde: bien que nous ayons réalisé d'importants progrès au cours de ces neuf dernières années, nous ne pourrions plus tenir la place qui nous revient dans le monde si notre attention se relâchait et si nous ne persévérions plus dans nos efforts.

Pendant ces neuf dernières années, de nouveaux et importants phénomènes sociaux concernant l'avenir du socialisme chinois sont apparus, par exemple:

● On a mis fin à l'époque pendant laquelle la «lutte des classes» étant considérée comme l'«axe principal» de toute activité, les relations au sein du Parti et an sein du peuple restaient, par suite des mouvements politiques, tendues et troublées. La ligne directrice qui consiste à faire contribuer toutes les activités au développement économique du pays a pris forme; la stabilité sociale, la démocratie populaire et l'unité politique régnent dans tout le pays.

● Les distorsions entre les divers secteurs de l'économie nationale, qui existaient depuis longtemps, n'exis tent plus. L'agriculture, l'énergie, les transports et les matières premières regagnent maintenant la place de premier plan. Les forces productives sociales ont connu un développement rapide, qui a permis, depuis neuf ans, à la valeur globale de la production industrielle et agricole d'augmenter annuellement de 10% en moyenne, ce qui constitue une progression moyenne sensiblement plus rapide que pendant les vingt-six précédentes années.

● Le nombre de chômeurs et de régions pauvres ou relativement pauvres a considérablement diminué. La pénurie de produits de consommation a pratiquement disparu. Soixante-dix millions de nouveaux postes de travail ont été créés dans les villes. Par ailleurs, la vie des paysans s'est beaucoup améliorée et la physionomie des campagnes a connu des changements notables.

● L'isolement et la sclérose provoqués par le repli du pays sur lui-même ont maintenant pris fin. La politique d'ouverture sur l'extérieur bénéficie d'un large et ferme soutien du peuple. L'économie marchande socialiste s'est beaucoup développée dans les villes comme dans les campagnes. Le marché unifié socialiste se développe de jour en jour, avec une prospérité et une vitalité croissantes.

● Le mépris du savoir et des intellectuels a pris fin. L'enseignement, la science, la culture et la santé publique ont enregistré un succès considérable.

● En ce qui concerne la démocratie et la légalité socialistes, la création d'une civilisation spirituelle socialiste, la défense nationale et les relations extérieures, on a fait des progrès importants, ce qui a beaucoup contribué à assurer le développement de la réforme.

Durant ces neuf dernières années, le PNB, les recettes financières de l'Etat, ainsi que le revenu moyen des populations urbaines et rurales ont pratiquement doublé; le développement économique a réalisé des progrès brillants; la puissance économique de l'Etat a connu un rythme de croissance très rapide et la vie du peuple s'est beaucoup améliorée.

Certes, on ne peut pas dire qu'on n'a subi aucun revers ou commis aucune erreur, ni même que tout est satisfaisant. Les problèmes et les difficultés auxquels nous devons faire face sont nombreux et nous avons des lacunes. Toutefois, d'une manière générale, on cherche maintenant à résoudre tous les problèmes, et nous avons fait face et continuons à faire face rapidement à toutes sortes d'interférences, qu'elles viennent «de gauche» ou de droite. Nous avons donc à poursuivre la lutte contre le libéralisme bourgeois, à surmonter les idées erronées de toutes tendances par un enseignement positif et une critique bien fondée.

Mais tous ces nouveaux phénomènes sociaux occupent déjà une place importante dans la vie économique, politique et sociale de la Chine contemporaine, et ils continuent à se développer sans cesse.

C'est pour cette raison-là que Zhao Ziyang a observe dans son rapport que ces neuf dernières années ont permis au Parti communiste chinois d'«entrer dans une nouvelle phase de son histoire».

Il est important de comprendre pourquoi, pendant les vingt ans qui s'écoulèrent avant 1978, on a essuyé tellement de revers, et pourquoi, au cours de la «révolution culturelle», l'économie nationale a été poussée jusqu'au bord de l'abîme, tandis qu'en l'espace des neuf ans depuis 1978, on a réussi à redresser la situation et à ouvrir une nouvelle ère.

C'est vraiment une question qui mérite une réflexion profonde.

La ligne politique correcte, le bon fonctionnement du système et les efforts effectués par les cadres aux divers échelons ont certainement joué un rôle important. Cependant, en dernière analyse, ce qui a été déterminant c'est que, sous l'action de tous ces facteurs, l'enthousiasme des niasses et les forces internes de l'économie et celles du système socialiste ont commencé à se libérer.

Aujourd'hui, on peut constater que les marchés intérieurs socialistes, grâce à l'autonomie croissante des producteurs de marchandises et par leur ampleur grandissante, sont en train de donner une sérieuse impulsion à l'économie nationale. En 1986, le montant total des achats de produits industriels faits par les commerces d'Etat et les coopératives d'approvisionnement et de vente a atteint 282,5 milliards de yuan, soit 2,2 fois plus qu'en 1978, et une croissance moyenne de 10,6% par an. On a fait en 1986 des achats de produits agricoles et accessoires pour une valeur de 199 milliards de yuan, soit 3,6 fois plus qu'en 1978, et une croissance moyenne de 17,2% par an.

De plus, le commerce d'Etat, le commerce collectif, le commerce rural et le commerce individuel commencent à aller de pair, ce qui a stimulé l'élargissement de la répartition du travail dans la société chinoise, surtout dans les campagnes. Le fait que 80 millions de ruraux se consacrent maintenant, à temps, plein ou à temps partiel, à la production non agricole signifie non seulement qu'une masse de gens pauvres accèdent ainsi à une certaine richesse, mais marque également le début d'un changement important de la répartition du travail dans la société chinoise.

Par ailleurs, avec l'approfondissement de la réforme, une centaine de millions de producteurs ruraux des produits agricoles et une centaine de millions d'entreprises industrielles d'Etat jouissant d'une certaine autonomie pourront développer leur puissance de plus en plus importante. Tout cela ajoutera à l'économie socialiste chinoise un dynamisme interne. Cependant, Zhao Ziyang a raison d'indiquer que la Chine doit relever de nouveaux défis.

Tout ce qu'on a réalisé dans la réforme depuis neuf ans n'est qu'un premier pas. Les forces productives commencent à être libérées, mais elles doivent l'être encore davantage; un ensemble de systèmes et des lois adaptés aux besoins de l'économie en pleine expansion sont à établir et à perfectionner. Il est difficile d'éviter tout à fait des «douleurs» passagères lors de la naissance d'un nouveau système, des conflits d'intérêt de toutes sortes durant la période de transition d'un ancien système vers un nouveau, ainsi que des divergences idéologiques lorsque les mentalités sont en train de changer.

Mais il nous faut plus particulièrement faire face aux défis lancés du monde extérieur, qui sont plus grands encore.

Au cours des trente-huit années qui viennent de s'écouler, les forces productives se sont beaucoup développées en Chine. D'un «pays à faibles revenus» du monde, elle s'est hissée aujourd'hui au rang des «pays à moyens-faibles revenus». Le montant absolu du PNB de la Chine nous classe à la cinquième place du monde. La Chine est un des pays qui produisent le plus d'acier, de charbon, de pétrole, d'électricité et de produits agricoles. Mais nous devons en même temps être bien conscients qu'un long chemin nous sépare encore des pays développés en ce qui concerne le PNB par habitant, la production de produits agricoles et industriels importants par habitant, le nombre des gens qu'un agriculteur peut nourrir, ainsi que le niveau de l'équipement de base, celui des sciences et techniques et celui de la socialisation et de la commercialisation des produits.

Certes la modernisation de la Chine doit s'adapter aux caractéristiques du pays. Mais elle se lie également à la civilisation mondiale contemporaine, c'est-à-dire qu'elle se développe dans un monde ouvert. Bon gré mal gré, elle doit, dans ce processus, se comparer sans cesse aux autres pays et surtout aux pays industrialisés. Nous ne sommes pas au 17e, 18e, ou 19e siècle, ni pendant les cinquante premières années du 20e siècle. Nous devons inévitablement faire face à un défi historique double:

Premièrement, il nous faut relever le défi de la révolution industrielle, caractérisée par le développement de l'industrie lourde et l'électrification, et qui s'est faite au cours de deux cents ans, du milieu du 18e siècle au milieu du 20e.

Deuxièmement, il s'agit de relever le défi de la révolution des nouvelles technologies en plein essor à partir des années 70 de ce siècle, caractérisée par l'avènement de la technique informatique, de l'ingénierie biologique et des nouveaux matériaux.

Autrement dit, nous devons, dans les quelque 70 ans à venir, non seulement rattraper le temps perdu et industrialiser notre pays, mais encore nous faut-il, durant ces même 70 années, déployer tous nos moyens pour participer à la nouvelle révolution technologique en cours. Il s'agit donc de combler l'écart qui s'est creusé durant les deux ou trois siècles passés, tout en marchant en avant vers le niveau de modernisation du milieu du 21e siècle.

C'est pourquoi Zhao Ziyang a parlé, dans son rapport de travail au XIIIe congrès du PCC, d'une grande tâche combinant l'industrialisation à la modernisation.

Par ailleurs, certains pays et certaines unités territoriales arriérés ont déjà commencé à regagner le temps perdu, ou sont en train de le faire, ce qui constitue également un défi, peut-être même plus réel et plus grave encore.

Pour relever le défi auquel on fait face aujourd'hui, à l'échelle du monde, toutes les forces nationales du pays doivent être mobilisées.

Les nouveaux défis ouvrent la porte à de nouvelles occasions et des possibilités de grands succès, mais engendrent aussi une concurrence effrénée et des pressions intensives.

En tant que pays en voie de développement, la Chine accuse encore du retard sur le plan de l'économie, de la culture, des sciences et des techniques. Mais, ayant dressé le bilan du passé et s'étant engage dans une voie correcte, on est à même d'accélérer le rythme du développement, et de remporter des succès plus importants encore.

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Zhao Ziyang, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, au treizième congrès du Parti communiste chinois.

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